Depuis le 1er juillet 2026, plusieurs règles issues de la révision du règlement européen CLP ont changé la manière dont certains e-liquides doivent être présentés et vendus. Les changements concernent notamment l’information affichée lors de la vente à distance et les stations de recharge. Ils ne signifient pas que la vente d’e-liquides est interdite en France.
Vente en ligne : davantage d’informations visibles avant l’achat
Pour les substances ou mélanges concernés par le règlement CLP vendus à distance, l’offre doit désormais afficher de façon claire et visible l’ensemble des éléments d’étiquetage obligatoires visés à l’article 17 du règlement CLP.
Pour un consommateur, cela signifie que les informations réglementaires ne doivent pas être réservées au flacon reçu après l’achat : les mentions requises doivent aussi apparaître dans l’offre à distance lorsqu’elles sont applicables.
Qu’est-ce qui change pour les stations de recharge ?
Les possibilités de vente en recharge sont plus encadrées depuis le 1er juillet. Certaines classes de danger ne sont plus éligibles à la vente en station de recharge.
La DGCCRF précise notamment que la vente en station de recharge de liquide de vapotage avec nicotine ajoutée par le détaillant est interdite depuis le 1er juillet 2026.
Les e-liquides sans nicotine peuvent-ils encore être vendus en recharge ?
Oui dans certains cas, mais sous conditions. La possibilité dépend notamment de la classification du mélange au regard du règlement CLP. Certaines classes de danger restent compatibles avec la vente en recharge, tandis que d’autres ne le sont plus.
Il faut donc éviter le raccourci « le vrac d’e-liquide est interdit » : la règle est plus nuancée.
Est-ce que cela change les flacons classiques vendus par les boutiques ?
La réforme du 1er juillet porte ici surtout sur les obligations liées au CLP, à la vente à distance et aux stations de recharge. Les règles déjà applicables aux produits du vapotage restent en vigueur en parallèle.
Pourquoi ces informations intéressent-elles les vapoteurs ?
Parce que la présentation des produits sur internet fait partie de la conformité. Les clients doivent pouvoir consulter les informations essentielles d’un mélange avant l’achat, notamment lorsqu’il est classé comme dangereux ou soumis à des mentions complémentaires.
Sur VAPEVO, vous pouvez consulter les différentes familles d’e-liquides, les sels de nicotine ainsi que les produits de DIY.
Et après le 1er juillet 2026 ?
La réglementation de la vape continue d’évoluer en France et au niveau européen. Les discussions sur la fiscalité et la révision des règles européennes constituent d’autres dossiers distincts. Retrouvez notre article sur les nouvelles règles européennes en préparation et notre suivi du Budget 2027 et de la fiscalité des e-liquides.
FAQ
La vente d’e-liquides avec nicotine est-elle interdite depuis juillet 2026 ?
Non. La mesure évoquée par la DGCCRF concerne notamment la vente en station de recharge avec nicotine ajoutée par le détaillant, pas l’ensemble des e-liquides nicotinés conditionnés conformément aux règles applicables.
Les boutiques en ligne doivent-elles afficher plus d’informations ?
Oui pour les offres de vente à distance de substances ou mélanges entrant dans le champ concerné : les éléments d’étiquetage obligatoires de l’article 17 doivent être indiqués clairement et visiblement.
Le DIY est-il interdit ?
Non. Les changements présentés ici concernent la commercialisation et certaines modalités de vente. Le vapoteur doit toutefois manipuler les produits, notamment la nicotine, en respectant strictement les précautions d’usage.
Source officielle
Informations vérifiées sur la fiche DGCCRF – Vos questions, nos réponses sur les cigarettes électroniques, incluant les évolutions applicables au 1er juillet 2026.



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